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Avec la montée du dollar canadien, les commerçants canadiens doivent utiliser leur imagination et même vider leurs poches pour garder leur clientèle. Au cours de la période des fêtes, beaucoup de Canadiens ont l'intention de faire leurs achats aux États-Unis pour profiter de la faiblesse du dollar américain.
Les commerçants canadiens doivent utiliser leur imagination et même vider leurs poches pour garder leur clientèle, qui souhaite profiter de la faiblesse du dollar américain.
Pour contrer cette tendance, le propriétaire de la librairie Audreys à Edmonton, Steve Budnarchuck, a choisi de vendre ses livres aux prix américains. Pour garder sa clientèle, il est ainsi prêt à gruger sur ses profits et même à assumer des pertes. Les livres américains coûtent encore de 10 à 35 % de plus au Canada qu'aux États-Unis, malgré la hausse du huard. Les éditeurs n'ont pas encore ajusté leurs prix depuis la flambée du dollar canadien.
D'autres détaillants font des efforts semblables. La compagnie Wal-Mart Canada a annoncé, jeudi, qu'elle vendra maintenant ses livres aux prix américains. Indigo-Chapters offre quant à lui un rabais supplémentaire pour des achats supérieurs à 35 $.
Par ailleurs, Postes Canada doit gérer une augmentation de près de 20 % des colis en provenance des États-Unis, en raison d'achats effectués en territoire américain. Des employés supplémentaires ont même été engagés pour répondre à la demande.
La balle est maintenant dans le camp des consommateurs, qui pourraient réaliser des économies.