Une quarantaine d'avis d'infraction pour Osisko

Osisko a procédé à un sautage exceptionnel à sa mine de Malartic le 27 octobre dernier. Osisko a reçu un avis de non-conformité pour son sautage exceptionnel du 27 octobre dernier.  Photo :  Daniel Rompré / Ville de Malartic

Exclusif - La Corporation minière Osisko a enfreint la Loi sur la qualité de l'environnement à une quarantaine de reprises en 2012.

C'est ce que révèlent des documents obtenus en vertu de la loi sur l'accès à l'information.

L'entreprise minière a notamment reçu un avis de non-conformité pour son sautage exceptionnel du 27 octobre dernier. Elle avait alors procédé à l'explosion de 940 000 tonnes de roc. L'avis de non-conformité concerne la projection de roche, l'émission de dioxyde d'azote et la surpression. « [Osisko] a respecté le certificat d'autorisation pour ce sautage-là précisément, mais ça ne respectait pas d'autres volets de la réglementation », explique la directrice du Centre de contrôle environnemental au ministère de l'Environnement du Québec, Hélène Iracà.

Osisko est la compagnie en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec qui a reçu le plus d'avis d'infraction.

La compagnie assure qu'elle prend ces avertissements au sérieux.

« Chez Osisko, nous aimons bien être les premiers. Mais pour une fois, nous aimerions bien être les derniers en bas de la liste, dans ce domaine-là. » — Hélène Thibault, directrice des communications d'Osisko

Le vice-président du comité de suivi d'Osisko à Malartic, Robert Paquin, demande à la minière de respecter les normes en place. Il exhorte également le ministère à agir : « Il faut absolument qu'il y ait des actions qui soient entreprises pour que la minière respecte davantage les conditions dans lesquelles elle a reçu son décret pour exploiter la mine. »

Enquêtes en cours

Deux enquêtes sont en cours à propos d'Osisko.

Le ministère de l'Environnement rédige présentement son rapport sur les preuves recueillies.

L'entreprise pourrait être condamnée à payer des amendes si des accusations sont portées contre elle par le Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Abitibi–Témiscamingue en direct Afficher le fil complet

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