Chirurgie : plus de six mois d'attente pour un patient sur cinq

Une chirurgie Une chirurgie (archives)  Photo :  IS/1001nights


Une personne sur cinq qui doit subir une chirurgie en Abitibi-Témiscamingue est en attente depuis plus de six mois.

C'est ce que révèlent des chiffres publiés par le gouvernement du Québec mardi.

Certains secteurs, comme la chirurgie orthopédique ou la chirurgie bariatrique, sont plus problématiques. Il faut attendre en moyenne 36 semaines pour une arthroplastie du genou et 27 semaines pour une chirurgie de la hanche au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) des Eskers, qui détient la spécialité régionale en orthopédie.

La directrice générale du CSSS, Hélène Desjardins, assure toutefois que la situation s'est améliorée depuis deux ans. « Nous avons augmenté le total de nos chirurgies de la hanche et du genou de 118 cas, soit une augmentation de 49 % », précise-t-elle.

La chirurgie bariatrique, c'est-à-dire la pose d'anneaux gastriques pour les personnes obèses, est aussi difficile à obtenir, même si le temps d'attente a diminué considérablement depuis quelques mois. Le CSSS de la Vallée-de-l'Or a notamment amélioré l'efficacité du processus qui mène à la chirurgie, indique l'adjointe à la direction générale, Renée Labonne : « Par exemple, au niveau de la nutrition, les gens étaient vus en consultation individuelle, mais maintenant, pour la première consultation, ils sont vus en groupe. »

De son côté, le CSSS de Rouyn-Noranda a vécu une situation particulière l'automne dernier, ce qui a augmenté les délais d'attente dans certains secteurs. « On a eu beaucoup de personnel absent, explique la directrice des services professionnels, Annie Léger. On a dû diminuer d'à peu près 30 % le nombre de priorités opératoires par chirurgien. Mais la situation est en train de se corriger. »

Des temps d'attente un peu moins longs en Abitibi-Témiscamingue

Néanmoins, les temps d'attente pour une chirurgie sont un peu moins longs en Abitibi-Témiscamingue que dans l'ensemble de la province.

Au Québec, un patient sur quatre attend sa chirurgie depuis plus de six mois.