La fourrure, toujours aussi populaire

Peaux d'animaux du trappeur Gilles Dénommé Peaux d'animaux du trappeur Gilles Dénommé  Photo :  Karine Mateu

Le marché de la fourrure traverse en ce moment une période florissante grâce, entre autres, à la demande des consommateurs chinois. Les peaux se vendent à un bon prix, au grand plaisir des trappeurs de l'Abitibi-Témiscamingue.

La fourrure est prisée en ce moment. Elle a atteint de nouveaux marchés. « Mondialement, la mode est revenue. Les pays comme la Chine, la Russie et même l'Italie achètent de la fourrure, » soutient Claude Grenier de Fourrure Grenier, compagnie familiale créée en 1970, située à Barraute.

« Ce qu'il faut savoir, c'est que la fourrure est à la mode différemment. Il y a moins de gros manteaux de fourrure, mais c'est surtout de la garniture ou de la fourrure à l'intérieur des manteaux. » — Claude Grenier

Le trappeur, Gilles Dénommé, se réjouit de cet engouement. La demande mondiale en fourrure lui permet de vendre ses peaux de castor à environ 32$ chacune.

« Il y a trois ans passé, la peau de castor se vendait 16 à 17$, c'est vraiment pas assez par rapport au travail que ça demande. L'année passée, c'était 32$ et c'est la même chose cette année. Y'a un engouement pour presque toutes les fourrures. » — Gilles Dénommé
Peaux de castor du trappeur Gilles Dénommé Peaux de castor du trappeur Gilles Dénommé  Photo :  Karine Mateu

Le piégeage: une passion

Derrière le marché de la fourrure, il y a la passion du piégeage. Gilles Dénommé trappe depuis plus de 30 ans. Il connaît l'habitat des animaux qu'ils piègent et leurs modes de vie. Il tient, d'ailleurs, à assurer qu'il fait du piégeage à tenant compte du cycle de reproduction des animaux.

« Tu fais attention aux animaux que tu trappes. Tu arrêtes après un nombre précis. C'est normal, tu veux avoir des animaux à chaque année sur ton territoire. Sinon, ça donne quoi...Je veux pas être tout seul dans le forêt quand j'y vais. » — Gilles Dénommé
Le trappeur Gilles Dénommé piège le castor. Le trappeur Gilles Dénommé piège le castor.  Photo :  Karine Mateu

Fourrure sauvage et fourrure d'élevage

Claude Grenier de Fourrure Grenier achète principalement ses peaux auprès des trappeurs ou dans les encans. 65 à 70% des peaux que l'on retrouve dans son commerce proviennent d'animaux sauvages.

Par contre, dans le marché mondial de la fourrure, les peaux proviennent surtout d'animaux d'élevage.

« Plus de 90% de la fourrure qui est utilisée mondialement, c'est de la fourrure qui est élevée. La fourrure sauvage représente une infime partie de ce marché-là. » — Claude Grenier


La transformation et la confection

Après avoir été tannée, la fourrure sera transformée en manteaux, chapeau, bottes ou mitaines. Les manteaux de fourrure, déjà existants, peuvent aussi avoir une deuxième vie.

Gilbert Lefebvre de Fourrure Lefebvre à Rouyn-Noranda, dont le nom est connu dans le monde de la fourrure depuis 1940, confectionne, répare et transforme la fourrure.

« Avec un manteau long, on va faire un manteau court. On donne une deuxième vie à la fourrure. Un manteau de chat sauvage, par exemple, ça dure 100 ans. La fourrure n'est jamais perdue. Tout sert. » — Gilbert Lefebvre
Confection de la fourrure: Gillbert Lefebvre Confection de la fourrure: Gillbert Lefebvre.  Photo :  Karine Mateu

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