La commission de vérité et réconciliation

Commission vérité et réconciliation : souvenirs douloureux

Le reportage de Claude Bouchard


Plusieurs témoins n'ont pu retenir leurs larmes, mardi, lors de leur passage à la Commission de vérité et réconciliation du Canada à Val-d'Or.

C'est la première fois que la commission est de passage en Abitibi-Témiscamingue. Elle recueille les témoignages de survivants de pensionnats autochtones, comme celui de Saint-Marc-de-Figuery, près d'Amos. Ce pensionnat a accueilli des enfants algonquins entre 1955 et 1973.

Des enfants autochtones du pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery Des enfants autochtones du pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery (archives)  Photo :  Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Un ancien pensionnaire de Saint-Marc-de-Figuery, Jimmy Papatie, a éclaté en sanglots en parlant des agressions sexuelles qu'il a subies au pensionnat : « Je l'ai senti, l'abus, comment ça a fait mal... »

Parmi la centaine de personnes réunies à Val-d'Or pour assister à la commission, plusieurs n'ont pu s'empêcher de pleurer en entendant son témoignage. Jimmy Papatie est connu dans la région pour son implication communautaire.

« Moi, aujourd'hui, je suis à la recherche de savoir c'est quoi ça, pardonner. » — Jimmy Papatie, témoin à la Commission de vérité et réconciliation du Canada à Val-d'Or

La réaction de l'évêque

L'évêque du diocèse d'Amos, Gilles Lemay, était présent à la commission pour entendre les témoignages.

Il dit regretter ce qui s'est passé dans les pensionnats : « Surtout au niveau des abus, ça, c'est inacceptable. »

La Commission de vérité et réconciliation du Canada a été mise sur pied en 2007. Elle fait le tour du pays afin de lever le voile sur les agressions physiques, sexuelles et mentales subies par plusieurs enfants ayant fréquenté des pensionnats entre 1870 et les années 1990. La commission est indépendante et ouverte au public. Elle sera à Val-d'Or mardi et mercredi.

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