Un troupeau dans une ferme au Témiscamingue
Photo : Godefroy Macaire Chabi
Face au manque d'abattoirs dans la région, le ministre de l'Agriculture et vice-premier ministre du Québec, François Gendron, croit que la création d'abattoirs de proximité est une piste à privilégier.
François Gendron a tenu ces propos au terme d'une visite à la ferme familiale Martin et France Desrochers à Lorainville.
Les propriétaires de cette ferme élèvent des boeufs et des porcs, mais possèdent aussi une boucherie. Ils produisent leur propre viande et desservent une clientèle témiscamienne.
Actuellement, le transport des animaux vers les lieux d'abattage coûte 500 dollars par animal aux producteurs, car il doit se faire à l'extérieur de la région. Les propriétaires de la ferme Martin et France Desrochers veulent donc créer un abattoir de proximité. Le projet a été soumis au ministre de l'Agriculture, François Gendron.
Selon ce dernier, face aux besoins actuels, ce type de projet est à encourager.
Le préfet de la MRC de Témiscamingue, Arnaud Warolin, n'y voit pas d'inconvénients. Tout de même, il souligne que cela ne répondra pas à tous les besoins des producteurs au niveau de l'abattage.
L'Abitibi-Témiscamingue ne dispose pas d'un abattoir d'envergure. Une étude est en cours en vue de sa création.