Aires protégées : des avis partagés

Nature Nature (archives)


Les avis sont partagés concernant la création d'aires protégées en Abitibi-Témiscamingue.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) poursuit ses consultations dans la région sur le projet du gouvernement provincial de créer sept réserves de biodiversité et une réserve aquatique. Dans ce type d'aires protégées, les activités d'exploitation forestière, minière et hydraulique sont interdites, mais la chasse, la pêche et les activités traditionnelles autochtones sont maintenues.

Le maire de Témiscaming, Philippe Barette, s'oppose à la création de nouvelles réserves sur son territoire, car selon lui, elles pourraient nuire à l'économie de la municipalité. « Comment attirer des investisseurs à venir s'établir chez nous si on gèle des territoires de cette ampleur? », demande-t-il.

« Attendez qu'il y ait une reprise économique! » — Philippe Barette, maire de Témiscaming

De son côté, la MRC de Témiscamingue appuie la protection du territoire. Le préfet, Arnaud Warolin, estime par contre que les régions sont beaucoup plus sollicitées pour la création d'aires protégées que les grands centres. « Il est assez fréquent d'entendre les milieux urbains nous dire : "Nous avons atteint des seuils bien au-dessus de vous, à vous de faire des efforts." », déplore-t-il.

Pour sa part, la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l'Abitibi-Témiscamingue demande, entre autres, une augmentation du budget du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs pour lui permettre de créer un réseau d'aires protégées efficace dans la région.

La CRÉ et la MRC de Témiscamingue croient aussi qu'une compensation doit être offerte pour les pertes économiques associées à la mise en place de ces réserves.

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