L'industrie forestière appréhende 2013

Un travailleur forestier Un travailleur forestier (archives)


L'industrie forestière attend avec appréhension l'arrivée de l'année 2013, qui sera marquée par l'entrée en vigueur du nouveau régime forestier.

Le vice-président administration de la scierie Landrienne, Luc Dufour, accuse le gouvernement de ne pas être prêt pour ce changement. « Nous ne savons pratiquement pas où nous allons couper notre bois durant la prochaine année », déplore-t-il.

« L'industrie forestière en entier au Québec est mise en danger. » — Luc Dufour, vice-président administration de la scierie Landrienne

À partir du 1er avril 2013, le gouvernement provincial reprendra le rôle qu'il avait délégué à des entreprises privées. C'est donc lui qui réalisera la planification et les interventions forestières, entre autres.

Ce mandat sera difficile à remplir, selon la présidente du syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Lucie Martineau. « Ça prend des gens qui vont sur le terrain », soutient-elle.

Elle ajoute que les compressions budgétaires rendront la tâche encore plus difficile : « Si on coupe dans les budgets, dans la rémunération, dans les effectifs, on va nécessairement couper dans le rôle de surveiller les activités de la forêt. »

Même dans le monde de la recherche, la venue prochaine du nouveau régime forestier crée de l'incertitude. « Les entreprises ont une expertise, le gouvernement aussi a une expertise, mais c'est nouveau », souligne le président de la Chaire industrielle en aménagement forestier durable, Yves Bergeron.

Abitibi–Témiscamingue en direct Afficher le fil complet

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