Bilan politique provinciale : la vague péquiste

François Gendron (Abitibi-Ouest), Gilles Chapadeau (Rouyn-Noranda-Témiscamingue) et Élizabeth Larouche (Abitibi-Est) Les candidats péquistes de l'Abitibi-Témiscamingue au moment de leur victoire aux élections du 4 septembre  Photo :  Vincent Desjardins


L'année 2012 a été marquée par une vague péquiste en Abitibi-Témiscamingue.

Le 4 septembre dernier, les électeurs ont choisi des députés péquistes dans toutes les circonscriptions de la région.

Pour Gilles Chapadeau, qui a été élu dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue, et Élizabeth Larouche, qui est maintenant députée d'Abitibi-Est, il s'agit d'une première expérience à l'Assemblée nationale.

« J'étais très ému et honoré d'avoir gagné la confiance de la population », confie Gilles Chapadeau.

« C'est sûr qu'avec toutes les implications que j'avais eues dans ma communauté, je l'ai vraiment vu comme un accomplissement », raconte de son côté Élizabeth Larouche.

Deux élus de la région sont entrés au Conseil des ministres : François Gendron, comme ministre de l'Agriculture et vice-premier ministre, et Élizabeth Larouche, en tant que ministre déléguée aux Affaires autochtones.

« C'est très gratifiant de voir qu'après une si longue carrière, on hérite de responsabilités de haut niveau », affirme le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron.

« C'est très impressionnant quand on arrive sur la place publique et qu'on est nommée ministre. » — Élizabeth Larouche, ministre déléguée aux Affaires autochtones

Une première session en dents de scie

Le Parti québécois de Pauline Marois a chassé du pouvoir le Parti libéral de Jean Charest, après un printemps houleux en raison des allégations de corruption et de la crise étudiante. Le nouveau gouvernement a cependant connu une première session en dents de scie, avoue Gilles Chapadeau : « Il y a 14 projets de loi qui ont été proposés, 9 qui ont été adoptés, il y a eu le budget. De grandes choses ont été faites, mais des erreurs ont été commises, Mme Marois l'a admis elle-même. »

L'année 2013 pourrait bien être marquée par une autre élection, en raison du statut minoritaire du gouvernement péquiste. Au Canada, la durée moyenne des gouvernements minoritaires est de 18 mois.