Lock-out chez Provigo : plusieurs mécontents

Le reportage de Godefroy Macaire Chabi


Le lock-out au magasin Provigo Témiscaming-Sud rend plusieurs citoyens mécontents.

Ginette Vaillancourt, une résidente de Témiscaming, s'est rendue en Ontario, mercredi matin, afin de faire des provisions. Elle affirme y avoir rencontré plusieurs de ses concitoyens : « J'ai rencontré plus de 17 personnes à North Bay en train de faire leur épicerie. Je voyais dans leur face et dans leur humeur qu'ils étaient vraiment confus. »

« C'est une vraie honte ce que Provigo nous fait! » — Ginette Vaillancourt, citoyenne de Témiscaming

De son côté, le maire de Ville-Marie, Bernard Flebus, dénonce l'attitude de la CSN dans ce conflit de travail. Il se dit profondément choqué par les informations selon lesquelles les responsables syndicaux s'apprêteraient à diriger les consommateurs de Témiscaming vers North Bay pour leurs achats. Selon lui, cela vient concurrencer le magasin Provigo de Ville-Marie, qui a lui-même développé un service de transport pour aller chercher les clients de Témiscaming. « Je ne pense pas qu'il fasse ça pour faire plus d'argent pendant les Fêtes, car noliser un autobus à ses frais coûte relativement cher », dit-il.

Le conseiller syndical à la CSN, Sylvain Nolet, écarte quant à lui la possibilité d'envoyer les clients de Témiscaming au magasin Provigo de Ville-Marie, car il s'agit du même employeur.

« Quand on se fait frapper par un employeur, on n'ira pas faire sonner la caisse enregistreuse dans les poches de cette même compagnie. » — Sylvain Nolet, conseiller syndical à la CSN

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