Certaines municipalités de l'Abitibi-Témiscamingue n'ont toujours pas de système de traitement des eaux usées et souhaitent que cela devienne un enjeu électoral.
Les municipalités de l'Abitibi-Témiscamingue s'inquiètent du silence des partis politiques depuis le début de la campagne électorale en matière d'affaires municipales.
C'est du moins ce qu'affirment les représentants de certaines MRC et de la Conférence régionale des élus. Selon eux, les enjeux municipaux sont nombreux dans la région.
Certaines municipalités veulent plus de pouvoirs et de ressources pour parvenir à respecter leurs obligations.
« On a l'impression que les municipalités ont de plus en plus de responsabilités, mais qu'elles n'ont pas les outils pour livrer la marchandise », affirme le préfet de la MRC de Témiscamingue, Arnaud Warolin.
Les besoins des communautés seraient aussi criants en matière d'infrastructures. Le président de la Conférence régionale des élus, Ulrick Chérubin, estime que plusieurs projets attendent depuis trop longtemps un financement provincial : « J'ai hâte de voir ce que les partis politiques vont dire, quels engagements ils vont prendre, et je les attends. »
Plusieurs élus municipaux soutiennent aussi qu'ils se font trop souvent imposer des façons de faire par le gouvernement provincial, et cela, sans égard aux spécificités de la région.