La forêt boréale (archives)
Photo : Evelyne Côté
Certaines entreprises sylvicoles n'ont toujours pas reçu l'argent du gouvernement pour débuter leurs travaux. La saison de débroussaillage et de reboisement a déjà plus d'un mois de retard.
L'Association des entrepreneurs sylvicoles du Québec met de la pression sur le gouvernement provincial et lui demande de distribuer l'argent rapidement.
Le directeur général de l'association, Fabien Simard, croit toutefois qu'il sera difficile de rattraper le temps perdu. « Ça va avoir des impacts sur les entreprises parce que la saison est plus courte », affirme-t-il. « Et la main-d'oeuvre peut être jusqu'à cinq semaines sans revenu », ajoute-t-il.
L'entreprise La Forêt de demain d'Amos prévoyait mener des travaux sylvicoles sur 10 000 hectares cet été. Ses contrats ne totalisent finalement que 2000 hectares.
Résultat : plusieurs travailleurs se retrouvent sans emploi. « Nos débrousailleurs et nos hommes de chantier commencent déjà à se tourner vers d'autres métiers », indique le superviseur régional de l'entreprise, Éric Chamberland. « J'ai environ 40 hommes qui travaillent et 150 qui attendent à la maison », précise-t-il.
Comme l'an dernier, selon le ministère
Près de 15 millions de dollars seront investis dans les travaux sylvicoles en Abitibi-Témiscamingue, cet été, selon le ministère des Ressources naturelles. Un montant semblable avait été investi l'an dernier. L'ingénieur forestier Nicolas Vachon, du ministère des Ressources naturelles, pense donc que l'ampleur des travaux sera semblable à celle des années précédentes, même si les budgets ont été annoncés plus tard cette année.
Un nouveau système d'attribution des travaux sylvicoles entrera en vigueur l'an prochain. L'Association des entrepreneurs sylvicoles croit qu'il sera bénéfique pour les entreprises.