Projet de parc national d'Opémican

Parc d'Opémican : inquiétude à Kipawa

Opposition au projet de parc national d'Opémican Opposition au projet de parc national d'Opémican  Photo :  Karine Mateu


Le projet de parc national d'Opémican, au Témiscamingue, suscite de l'inquiétude chez la Première Nation d'Eagle Village à Kipawa.

La chef Madeleine Paul soutient que le futur parc sera situé sur les territoires ancestraux de sa communauté. Elle souhaite donc que les autochtones de la Première Nation d'Eagle Village soient consultés par le gouvernement du Québec. « Il y a eu des rencontres, mais ce n'était pas vraiment pour nous consulter », affirme-t-elle.

Comme la chasse est interdite dans les parcs nationaux, les autochtones ne pourront plus pratiquer leurs activités traditionnelles sur le territoire visé.

Lors des séances d'information, les représentants du ministère de l'Environnement, du Développement durable et des Parcs ont proposé un dédommagement à ceux qui ont des chalets sur le territoire.

Cette proposition ne satisfait toutefois pas Glenda Moore, l'une des propriétaires de chalet.

« Le chalet que je possède sur ce territoire vaut plus à mes yeux que ce que le gouvernement peut payer. » — Glenda Moore, membre de la Première Nation d'Eagle Village

Pour sa part, la comptable Jennifer Chevrier, qui est membre de la communauté, ne croit pas que le parc aura des retombées favorables pour le Témiscamingue.

La Première Nation d'Eagle Village a l'intention de présenter un mémoire en vue des audiences publiques prévues les 9 et 10 juin prochains.