La coopérative de santé TémiscaVie ne favorise pas ses membres

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Contrairement à la quinzaine de coopératives de santé qui font l'objet d'une mise en demeure de la part de la Régie de l'assurance maladie du Québec parce que leurs membres paient pour avoir accès à un médecin, la coopérative TémiscaVie de Ville-Marie a choisi de respecter les règles.

Elle ne favorise pas ses membres par rapport aux autres patients, ce qui lui fait toutefois un argument de moins pour inciter la population à devenir membre.

La coopérative TémiscaVie doit donc faire des pieds et des mains pour équilibrer son budget, selon le Dr Paul-Émile Barbeau. « Quand on a nos réunions de conseil d'administration, souvent on est obligé de faire un peu des pirouettes, dit-il. Mais on a réussi jusqu'à maintenant à joindre les deux bouts. »

Quoi qu'il en soit, la coopérative n'a pas l'intention d'augmenter ses frais d'adhésion de dix dollars.

Le financement de la coopérative TémiscaVie repose surtout sur les tarifs de location imposés aux professionnels qui y travaillent.

L'organisme reçoit également l'appui de partenaires externes.

Le Dr Barbeau précise aussi que la coopérative est toutefois toujours en attente d'un don de 100 000 $ que l'entreprise Tembec lui aurait promis en 2005. La vice-présidente aux communications chez Tembec, Linda Coates, affirme qu'elle effectuer des vérifications avant de commenter cette information.

De son côté, la Fédération des coopératives à domicile et de santé du Québec suggère de son côté de demander une contribution annuelle aux membres.

Le directeur général de la fédération, J. Benoit Caron, souligne que la coopérative peut devenir vulnérable à moyen et long terme si une contribution annuelle n'est pas exigée dès le départ.

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