Ancienne usine de Domtar à Lebel-sur-Quévillon (archives)
Le comité de relance de l'usine Temlam d'Amos ne croit pas que la réouverture de l'usine de Lebel-sur-Quévillon par Fortress Paper va nuire à leur secteur pour les approvisionnements forestiers.
Lors de l'annonce du projet, mardi, Fortress Paper n'a pas dévoilé de quelle façon elle s'approvisionnera en bois.
Le 14 décembre dernier, le comité de relance de l'ancienne usine Temlam avait interpellé le gouvernement pour qu'il retienne les volumes de bois qui permettraient la relance de l'usine.
Le ministère des Ressources naturelles avait alors confirmé qu'un autre joueur en aurait besoin. Deux mois plus tard, des sources indiquent que ce joueur est Fortress Paper.
Après avoir eu des craintes sur la disponibilité de la ressource forestière pour un éventuel projet à Amos, le président du comité de relance, Donald Blanchet, ne craint plus Fortress Paper. « Eux, c'est de la rayonne et nous, c'est un bois d'ingénierie, dit-il. C'est un bois à valeur ajoutée, donc il n'y a pas d'incompatibilité au niveau des marchés. »
Un autre élément qui rassure le comité de relance est la quantité de bois réellement disponible.
Selon des chercheurs qui ont présenté leurs travaux devant l'assemblée des maires de la municipalité régionale de comté (MRC) d'Abitibi, la région a beaucoup plus de bois disponible que ce que le ministère des Ressources naturelles reconnaît.
Par ailleurs, le ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, Pierre Corbeil, affirme que le comité de relance de l'ancienne usine Temlam ne doit pas être inquiet. « Amenez-nous un promoteur, puis on va vous trouver du bois, dit-il. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir là-dessus. »
De son côté, la chambre de commerce d'Amos-région est maintenant convaincue que la relance de l'usine de Lebel-sur-Quévillon est un bon présage pour celle d'Amos.