La compagnie minière Osisko suspend temporairement ses activités la nuit sur le site de la mine Canadian Malartic.
Le chantier de la mine d'Osisko, à Malartic
Osisko parvient difficilement à atteindre ses objectifs de réduction de bruit durant la nuit et souhaite évaluer la situation.
La directrice des communications chez Osisko, Hélène Thibault, affirme que l'arrêt des opérations nocturnes est une initiative de l'entreprise. « On travaille très fort pour s'assurer qu'on ne dépasse pas la norme la nuit », souligne-t-elle.
Dans un premier temps, Osisko tente de déterminer le niveau de bruits autour du site quand il n'y a aucune activité à la mine.
Le bruit émis par les opérations minières durant la nuit ne doit pas dépasser 40 décibels à l'extérieur du site. C'est l'équivalent du bruit que l'on retrouve dans une salle d'attente.
Une quarantaine d'employés d'Osisko ont dû retourner à la maison, au moins jusqu'à dimanche. Près de 250 personnes travaillant pour une dizaine de sous-traitants sont également en arrêt de travail.
Chez Fournier et fils, Claude-Étienne Fournier soutient que les pertes seront majeures. « C'est indéterminé, ils nous ont dit qu'ils allaient nous donner des nouvelles positives ou négatives la semaine prochaine, dit-il. Il y a beaucoup d'équipements arrêtés, beaucoup de personnel aussi en attente. »
La compagnie minière Osisko tente de trouver des solutions pour réduire le nombre de décibels. Elle espère rappeler les travailleurs le plus rapidement possible afin de reprendre les travaux.
Le maire de Malartic est inquiet
Le maire de Malartic, André Vezeau, craint que la mise en exploitation de la mine Canadian Malartic soit compromise si Osisko ne respecte pas les normes d'émission sonores qui lui sont imposées.
Selon lui, Osisko pourrait ne pas recevoir son certificat d'autorisation. « L'enjeu, c'est vraiment l'ouverture de la minière complète, affirme-t-il. Ça peut la retarder, mais ça peut aller jusqu'à empêcher l'ouverture complète de la mine. »
L'entreprise minière aurait déjà enfreint plusieurs fois les normes d'émissions sonores.
Le porte-parole du Comité de vigilance, Jacques Saucier, soutient qu'il est impératif qu'Osisko respecte les normes établies. « Ça, c'est le bruit, tantôt ça va être la poussière, les vibrations, la qualité de l'air », mentionne-t-il.