Les gardiens des centres de détention du Québec manifestent pour obtenir un nouveau contrat de travail
Une quarantaine d'agents des services correctionnels ont manifesté devant le centre de détention d'Amos, mardi matin, afin de relancer les négociations avec le gouvernement du Québec.
Les agents veulent conclure une entente pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis près d'un an.
Le représentant syndical des 90 agents correctionnels au centre de détention d'Amos, Samuel Bernard, rappelle leurs demandes. « On ne veut pas que le gouvernement demeure insensible à notre réalité et à nos demandes envers notre travail », précise-t-il.
Lors de la manifestation, les agents ont dit vouloir une meilleure reconnaissance. « On veut que les gens soient un peu plus au courant de ce qu'on fait, mentionne une agente. On n'est pas juste des gardiens de prison, on est des agents correctionnels et on veut la reconnaissance pour ce métier-là. »
D'autres manifestations
Des manifestations ont eu lieu dans les 19 centres de détention de la province qui comptent en tout 2300 agents de la paix. La rentrée des agents de la paix a été retardée dans certains centres de détention.
Le salaire des agents de la paix constitue l'un des principaux points en litige dans les négociations avec le gouvernement provincial. Les agents de la paix désirent s'approcher de la parité salariale avec leurs collègues des autres régions du Canada.
Ils souhaitent voir passer le salaire annuel, au sommet de l'échelle salariale, de 56 000 $ à au moins 65 000 $.
Les manifestations se sont poursuivies tout l'avant-midi. Par ailleurs, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec prévoit tenir des séances d'information à l'intention de ses membres, mardi.
La semaine dernière, le Syndicat a fait savoir qu'il était prêt à aller jusqu'à la grève si aucune entente n'était conclue rapidement avec le ministère de la Sécurité publique.