Les 50 ans et plus hésitent à dénoncer

Femme victime de violence (archives)

Les femmes de 50 ans et plus ont de la difficulté à dénoncer la violence sexuelle dont elles sont victimes, selon le Centre d'aide et de prévention des agressions à caractère sexuel de Rouyn-Noranda, le Point d'appui.

Le Centre d'aide et de prévention des agressions à caractère sexuel de Rouyn-Noranda, le Point d'appui, constate que les femmes de 50 ans et plus ont de la difficulté à dénoncer la violence sexuelle dont elles sont victimes.

Une journée de formation sur la problématique de la violence sexuelle envers les aînées a été organisée mardi dans la région.

Une intervenante du Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles, Karine Tremblay, affirme que le sujet est tabou. « À cause de plusieurs mythes et préjugés, on croit que c'est impossible parce que passé un certain âge, on n'a plus de sexualité. On serait soi-disant à l'abri de la violence sexuelle, ce qui n'est pas le cas », souligne-t-elle.

Karine Tremblay explique la problématique par plusieurs éléments. « Pour les personnes âgées, c'était une époque où on ne dénonçait pas, où il n'y avait pas vraiment d'avenues pour le faire, où on lavait notre linge sale en famille, une époque où la religion était très importante », rappelle l'intervenante du Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles.

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