Les directeurs de télévisions communautaires dans la région sont insatisfaits de la nouvelle politique réglementaire du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
Les directeurs de télévisions communautaires dans la région auraient souhaité que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes leur donne accès aux revenus publicitaires pour améliorer leur programmation.
En Abitibi-Témiscamingue, les citoyens ont accès à six télévisions communautaires de Cablevision et de stations indépendantes. Leurs représentants espéraient, entre autres, que l'organisme fédéral leur donnerait accès aux revenus de publicité pour améliorer leur programmation.
Le directeur de la station TV Témis à Notre-Dame-du-Nord, Ernest Laplante, explique que pour eux, la quête de financement est un éternel combat.
Selon la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec, la politique du CRTC ne fournit pas les outils pour atteindre une forme d'autonomie.
L'agent de recherche et de développement, Gérald Gauthier, affirme que les télévisions communautaires vivent toujours dans l'incertitude, notamment en ce qui concerne le montant qu'ils doivent recevoir des câblodistributeurs. « Quand on dit des câblodistributeurs, en fait, c'est l'argent de monsieur, madame Tout-le-monde qui est abonné au câble. Ce serait normal qu'il y ait une partie de cet argent qui revienne à la communauté pour sa programmation », soutient M. Gauthier.
Renforcer la participation locale
Le CRTC exigera, par ailleurs, que les membres de la collectivité participent à la création d'au moins la moitié des émissions des canaux communautaires.
De plus, au moins 50 % des dépenses associées à la programmation d'une télévision communautaire devront être consacrées à ce type d'émissions, ainsi qu'à des initiatives d'information communautaires et à la formation et au perfectionnement des bénévoles.
Les nouvelles exigences entreront en vigueur le 1er septembre 2014.