Tour de l'Abitibi (archives)
Les élus municipaux ont officialisé le retrait de Val-d'Or comme ville d'accueil de la compétition cycliste l'an prochain. La résolution a été adoptée à l'unanimité lors de la réunion du conseil municipal lundi soir.
Les élus municipaux ont adopté unanimement une résolution pour le retrait de Val-d'Or comme ville organisatrice de la compétition cycliste l'an prochain.
Le maire de Val-d'Or, Fernand Trahan, croit que le Tour de l'Abitibi doit devenir un événement régional. Il demande une consultation avec la collaboration de la Conférence régionale des élus (CRE) de l'Abitibi-Témiscamingue et Tourisme Abitibi-Témiscamingue.
La présentation du Tour de l'Abitibi nécessite un investissement de 175 000 $ par année à Val-d'Or, selon le maire. « Sur les 10 dernières années, c'est 1,75 million que la Ville de Val-d'Or investit pour assumer une responsabilité régionale. Il est temps maintenant que d'autres contribuent », souligne Fernand Trahan.
Une vingtaine de bénévoles étaient présents à l'hôtel de ville pour entendre la décision des élus. La présidente du comité organisateur, Mélanie Rocher, est déçue. « On s'en attendait, mais on voulait quand même montrer le message qu'on est là et qu'il y a même des gens de la ville aussi, des contribuables comme tout le monde qui sont déçus de perdre le Tour », mentionne Mme Rocher.
Appel à la concertation entendu
Le président de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, Jocelyn Carrier, croit qu'il est temps de mettre un terme à l'incertitude entourant la présentation de la compétition cycliste. « De regarder, une fois pour toutes, si le Tour de l'Abitibi appartient à l'Abitibi et si oui, de quelle façon on peut le prolonger », suggère M. Carrier.
Il affirme toutefois que la balle est dans le camp du conseil d'administration du Tour de l'Abitibi ,qui devra mettre les cartes sur table avec les élus.
Le président de la CRE, Ulrick Chérubin, est aussi d'avis que les villes de Rouyn-Noranda, Val-d'Or, Amos, La Sarre et Senneterre sont en mesure de présenter l'événement. « Nous autres, comme CRE, on va parler à ces maires-là. On va faire la concertation et on va voir comment on peut les convaincre de garder en région le Tour de l'Abitibi », indique Ulrick Chérubin.