Le nombre d'étudiants au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue augmentera de 2 % en septembre, et c'est principalement la formation technique qui bénéficie de cette hausse de clientèle.
L'économie favorable pousse les jeunes de la région vers les formations techniques au collégial, alors que les garçons délaissent l'université.
Les programmes les plus populaires sont la formation en soins préhospitaliers d'urgence, en soins infirmiers, en maintenance industrielle et en intervention en délinquance.
Le directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Daniel Marcotte, explique que près de 60 % des étudiants se dirigent vers ces formations. « Ce sont des emplois qui répondent immédiatement aux besoins de la région, une région qui est axée sur les ressources primaires », affirme M. Marcotte.
Le taux de placement dans les programmes techniques est d'ailleurs de 100 % selon le directeur général du cégep.
Impact à l'université
Les demandes d'admission restent stables du côté de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).
Cependant, l'économie florissante en ce moment entraîne une diminution du nombre de garçons à l'UQAT selon le vice-recteur à la recherche, Denis Martel. « Si vous me prêtez une expression un peu particulière, ils vont se payer un pick-up avant de se payer un diplôme », énonce M. Martel.
L'UQAT constate une augmentation des demandes d'admission dans les programmes de formations en psychoéducation, en soins infirmiers et en travail social, qui sont particulièrement populaires chez les femmes.