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La population autochtone dans la région, comme ailleurs au pays, est surreprésentée en milieu carcéral. Le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or juge que le système de justice traditionnelle est inefficace pour eux.
Une quarantaine de personnes sont réunies pour jeter les bases d'un modèle de justice communautaire qui pourrait être implanté dans la région.
Une quarantaine de personnes réfléchissent à l'implantation d'un mode alternatif de justice communautaire, qui pourrait être plus approprié.
La conseillère aux programmes du Centre d'amitié autochtone, Sophie Gilbert, croit qu'il faut miser sur autre chose que l'aspect punitif. « Dans le système communautaire, on essaie de guérir, on essaie aussi qu'il n'y ait pas de récidive par rapport à l'acte, et on essaie de réparer le tort qui a été causé », explique Mme Gilbert.
La communauté, les familles et les victimes sont également impliquées dans le processus de réhabilitation avec la justice communautaire.
Le système serait mis en place pour les délits mineurs. La directrice du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, Édith Cloutier, indique qu'il reste plusieurs réponses à trouver avant d'en arriver à la mise en oeuvre du projet. « Est-ce que, à Val-d'Or, un projet de système de justice communautaire est possible et si oui, quel sera le cadre de ce projet-là », précise Mme Cloutier.