L'entente conclue mardi sur la protection de la forêt boréale ne suscite pas l'enthousiasme de tous. Cette entente suspend l'exploitation forestière sur 8,5 millions d'hectares de forêt québécoise.
L'entente conclue mardi sur la protection de la forêt boréale inquiète le président de l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue, Henri Jacob.
La majorité de ces hectares se trouvent au Saguenay-Lac-Saint-Jean et dans le Nord du Québec. Seulement une petite superficie du territoire de l'Abitibi-Témiscamingue est touchée.
Le président de l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue, Henri Jacob, croit que la région n'a pas suffisamment d'aire protégée par rapport au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Henri Jacob craint que les industriels déplacent leur zone d'exploitation vers un espace moins protégé.
De son côté, le vice-président région nord chez Industrie Norbord, Jean Roy, croit que l'interdiction d'exploitation forestière aura peu d'impact sur les compagnies de la région.
« De toute façon, ce sont des volumes qu'on allait chercher en dernier recours parce qu'ils sont loin de l'usine. Ce ne sont pas des volumes sur lesquels on compte pour opérer », dit-il.
Dans la région, les zones forestières frappées d'une interdiction d'exploitation se trouvent sur les territoires exploités par Tembec et AbitibiBowater.