Entrepôt d'une banque alimentaire (archives)
Les élus de la région craignent que l'Abitibi-Témiscamingue perde des millions de dollars si le programme Aliments-poste est modifié, comme indiqué dans le dernier budget fédéral. Ce programme, qui existe depuis le début des années 1960, permet de réduire les coûts du transport aérien d'aliments nutritifs périssables et d'autres articles essentiels vers les communautés isolées du Nord.
Les élus de la région craignent que l'Abitibi-Témiscamingue perde des millions de dollars si le programme Aliments-poste est modifié, comme indiqué dans le dernier budget fédéral.
Pour le moment, 70 % des articles qui sont acheminés dans le Nunavik et le Nunavut dans le cadre du programme partent de l'Abitibi-Témiscamingue. Les élus de la région craignent maintenant que les marchandises partent d'Ottawa ou de Montréal.
Selon le député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Yvon Lévesque, ces changements causeraient des pertes importantes à la région.
« C'est une quarantaine d'emplois directs chez Valpiro, en plus de tous les camionneurs de Képa transport entre autres. On prend ADT, on prend Ben Deshaies. Moi je dis que ça toucherait en région des centaines de personnes », dit-il.
Les maires de la région, appuyés par le Secrétariat aux alliances économiques Cris /Abitibi-Témiscamingue, ont donc décidé d'unir leurs efforts pour conserver cet acquis.
« J'ai assez d'expérience pour vous dire que c'est un dossier qui va se régler, peut-être pas de façon rationnelle, mais à 100 % politique. Il y a toute la question de la compétition entre sociétés aériennes. Bien sûr que de faire partir un avion d'Ottawa ou de Montréal pourrait être moins dispendieux pour le gouvernement. Mais comment on fait pour développer des régions? Comment on fait pour développer une expertise? Le service que l'on donne au niveau de la région est très apprécié », affirme le maire de Val-d'Or, Fernand Trahan.
Aliments-poste dispose d'un budget annuel de 60 millions de dollars.