Abitibi-Témiscamingue
Pauvreté
Des chiffres, et la réalité
Mise à jour le mardi 9 février 2010 à 11 h 28
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Photo: La
Presse Canadienne /J.P. Moczulski
(archives)
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Selon une étude publiée lundi par l'Agence régionale de la santé et des services sociaux, le nombre de personnes vivant sous le seuil du faible revenu a diminué de 4 % entre 2000 et 2005 en Abitibi-Témiscamingue.
L'étude démontre qu'en 2005, 16 600 personnes vivaient sous le seuil du faible revenu, soit 12 % de la population régionale.
L'étude arrive également encore une fois à la conclusion que ce sont les femmes seules qui sont les plus touchées par la pauvreté.
Pauvreté qui existe
Le chercheur Guillaume Beaulé explique cette amélioration des conditions de vie dans la région par le boom minier et une économie plus solide en 2005, par rapport à 2000.
Toutefois, M. Beaulé tient à souligner que ces chiffres doivent être pris avec circonspection, puisqu'ils ne reflètent pas l'ensemble des gens vivant la pauvreté.
« Ça peut donner une certaine idée de comment ça évolue. Mais si on dit qu'il y a une baisse du nombre de personnes à faible revenu, ça ne veut pas nécessairement dire qu'il y a moins de pauvreté. Un exemple de ça: en général, une personne seule en milieu rural, si elle gagne moins de 13 400 $ par année, elle est considérée sous le seuil de faible revenu. Mais si elle en gagne 15 000 $, techniquement elle est au-dessus du seuil. Mais ça ne veut pas dire qu'elle n'a pas des problèmes de pauvreté », dit-il.
Des chiffres qui ne reflètent pas la réalité
Martine Dion, qui est porte-parole de la Table régionale contre la pauvreté, affirme que sur le terrain, la situation est loin de s'améliorer. Elle cite en exemple les usagers de la banque alimentaire.
« Ça ne montre pas une diminution du tout. Au contraire, ça montre une augmentation. On passe en 2004 de 1648 personnes aidées à 2422 en 2009 », indique-t-elle.