Abitibi-Témiscamingue
Nunavik
Un nettoyage coûteux, mais nécessaire
Mise à jour le vendredi 27 novembre 2009 à 14 h 11
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Le nettoyage des sites d'exploration minière abandonnés du Nunavik progresse bien, assure le ministère des Ressources naturelles du Québec. Le travail amorcé sur les 18 sites situés dans le Grand Nord québécois devrait être terminé en 2012.
Selon le ministère, près de 250 sites d'exploration ont été abandonnés par des entreprises minières qui exploraient le territoire du Nunavik dans les années 50 et 60.
De ce nombre, 18 sont considérés comme des sites d'exploration majeurs. On y retrouve 50 % des débris laissés sur l'ensemble des sites.
Chaque site peut contenir jusqu'à 1000 barils de métal qui sont la plupart du temps vides.
En 2007, le ministère des Ressources naturelles a entrepris de nettoyer ces 18 sites avec la collaboration des entreprises minières et de deux sociétés du Nunavik.
Un ingénieur du ministère des Ressources naturelles, Denis Blackburn, explique que l'opération est difficile à réaliser.
« Tout sort soit par avion, soit par hélicoptère, soit par transport en motoneige l'hiver. Il n'y a pas de route, c'est ça qu'il faut comprendre. On ne peut pas envoyer un camion comme les gens peuvent s'imaginer. On ne peut pas arriver avec deux-trois semi-remorques et dire “on embarque les barils, puis on s'en va”. C'est une grosse logistique de transport coûteuse et complexe. »
— Denis Blackburn, ingénieur au ministère des Ressources naturelles
De son côté, le député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Yvon Lévesque, constate une amélioration des pratiques de la part de l'industrie minière.
Le nettoyage des 18 sites abandonnés devrait être complété en 2012. Le coût de l'opération est évalué à 4 millions de dollars.
Le ministère des Ressources naturelles du Québec a dressé un portrait de la situation actuelle des sites d'exploration minière au Nunavik, jeudi, au congrès des géologues du Québec.