Une prison (Archives)
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AFP/MYCHELE DANIAU
À Amos, la surpopulation du centre de détention continue de créer des problèmes, et ce, malgré l'ajout d'un bâtiment modulaire de 36 places destiné à accueillir des détenus.
La construction de la nouvelle prison se fait attendre, et le maire Ulrich Chérubin se dit déçu de la lenteur du gouvernement dans ce dossier.
Le 12 juin 2009, la prison d'Amos comptait 135 détenus, alors qu'elle n'offre que 122 places. Cela représente un taux d'occupation de 111 %.
Selon le maire d'Amos, Ulrich Chérubin, la situation devient invivable. « À l'intérieur des murs, ça crée une situation très difficile, dit-il. Il y a souvent des accrochages entre les détenus, et entre les détenus et les gardiens. »
Il déplore l'inaction du gouvernement dans le dossier de la construction de la nouvelle prison. « Tout ce qu'on a fait depuis l'annonce, c'est qu'on a trouvé un site qui n'est même pas encore définitif, et chaque fois que j'appelle, on me dit qu'on ne sait pas si on va le faire faire en PPP ou en mode conventionnel. Tout est bloqué parce qu'on ne sait pas ce que le gouvernement va décider [...] Je suis vraiment déçu parce que je pensais que ça allait avancer plus vite », dit-il.
Le président du syndicat des agents de la paix, Stéphane Lemaire, explique que ce genre de situation affecte le personnel. « On n'est pas beaucoup aidés en ce moment. Ça rend les gens malades, surtout de travailler 16 heures par jour. »
Il estime que le ministère de la Sécurité publique devra non seulement augmenter la capacité carcérale, mais aussi le nombre d'agents.
Le taux actuel d'occupation des prisons provinciales inquiète l'Office des droits des détenus.
Selon des documents déposés récemment à l'Assemblée nationale, plusieurs prisons affichent des taux d'occupation supérieurs à leur capacité.