De plus en plus d'acheteurs

Boeufs (archives)

La vente du boeuf Vitalipré a augmenté de façon importante au cours de la dernière année dans la région.

Ce boeuf, développé par des chercheurs de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et élevé par six producteurs, est exclusivement nourri à l'herbe, sans hormone de croissance artificielle ni antibiotique.

Il y a un peu plus d'un an, les chercheurs de l'UQAT faisaient abattre environ cinq bêtes tous les trois mois pour répondre à la demande. Maintenant, ce sont quatre bêtes qui sont abattues toutes les deux semaines, et ce nombre pourrait augmenter à cinq prochainement.

La viande est disponible dans cinq boucheries spécialisées de la région.

« Certains nous traitent un peu de défricheurs. Il y a une part de risque. On verra comment l'histoire va se dérouler. Mais au moment où on se parle, c'est intéressant. On sent une certaine vitesse de croisière vouloir s'installer », indique un producteur de Nédélec, au Témiscamingue, Yves Marcoux.

Le projet est cependant freiné par l'absence d'abattoir dans la région.

« Nous, c'est en Outaouais. C'est six, sept, huit heures de route aller. Au niveau du bien-être animal on est capables de faire mieux, je pense, si on avait un abattoir plus proche. Et on serait capables aussi d'éviter surtout des coûts », indique l'agronome à l'UQAT, Cloé Paradis.