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Abitibi-Témiscamingue Travail étudiant

Mauvais pour les études

Mise à jour le jeudi 16 avril 2009 à 12 h 07

Étudiantes

Selon une étude réalisée par la Fondation canadienne des bourses d'études du millénaire, les étudiants universitaires qui ont un emploi risquent davantage de décrocher.

L'étude démontre que de 20 % en 1976, près de 50 % des étudiants occupent un emploi aujourd'hui. Selon la chercheuse Anne Motte, cela s'explique par les contraintes économiques de plus en plus nombreuses des étudiants : frais de scolarité, mais aussi logement, voiture et nourriture.

L'étude révèle également qu'au-delà de 20 heures de travail par semaine, un étudiant a deux fois plus de risque de quitter l'université.

« On a souvent entendu que travailler un petit peu ça pourrait être bon, parce que l'étudiant va chercher une expérience. Sauf que, même des fois, travailler un peu peut avoir un effet négatif », dit Mme Motte.

Le phénomène du travail étudiant préoccupe les autorités de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, qui regroupe plus de 3000 étudiants.

« C'est tout à fait inquiétant. C'est quelque chose qui est assez important. D'autant plus important qu'il faut savoir qu'à l'UQAT, la clientèle est essentiellement une clientèle féminine, 80 %. Et elle combine très souvent le fameux cocktail, mais en ajoutant la famille », indique le vice-recteur à la recherche de l'UQAT, Denis Martel.

Les auteurs de l'étude suggèrent donc de créer une marge de crédit subventionnée par le gouvernement qui permettrait aux étudiants d'obtenir de l'aide financière rapidement et au moment opportun.

Actuellement, au Québec, les étudiants travaillent en moyenne 16 heures par semaine.

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