Inviter à débattre

Un ordinateur   © AFP/Marie Hippenmeyer

Les opposants au projet de mine d'or à ciel ouvert à Malartic se font entendre sur Internet grâce à une vidéo de quatre minutes diffusée sur le site YouTube et intitulée L'Abitibi-Témiscamingue c'est pas un trou.

Une vidéo produite par des opposants au projet de mine d'or à ciel ouvert à Malartic peut être visionnée sur Internet.

La vidéo, créée par des citoyens anonymes, explique en quoi consiste le projet de l'entreprise minière Osisko et contient des entrevues et des extraits sonores de la première partie des audiences publiques sur l'environnement. Elle incite aussi les internautes à écrire au premier ministre Jean Charest pour réclamer la tenue d'un débat public sur le développement des mines à ciel ouvert au Québec.

Mercredi après-midi, plus de 300 personnes avaient visionné l'extrait vidéo.

Du côté d'Osisko, on dit ne pas souhaiter que le débat sur le projet se tienne sur Internet.

« C'est un moyen comme un autre de faire valoir leur opinion. Écoutez, nous on invite les citoyens à intervenir devant le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur notre projet. Donc c'est un processus très rigoureux et le BAPE va faire les recommandations appropriées », souligne la porte-parole d'Osisko, Hélène Thibeault.

Mme Thibeault soutient que l'entreprise a toujours été transparente avec les citoyens de Malartic et que toutes les informations sur le projet sont disponibles sur le site web de la compagnie.

Un moyen de plus en plus répandu

Selon la professeure au département d'information et de communication à l'Université Laval, Marianne Kugler, les sites web comme YouTube sont de plus en plus prisés par les groupes de pression pour susciter le débat.

« C'est ce qu'on appelle de la communication virale. C'est-à-dire que quelqu'un qui le regarde peut l'envoyer à 1 personne, 10 personnes, 20 personnes. Quelqu'un qui le regarde peut aller le mettre sur Facebook. C'est un peu comme le virus de la grippe sur une poignée de porte. Ça circule très vite », dit-elle.