Une mine à ciel ouvert. (archives)
©
PC/Ho
La Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois appuie le projet de mine à ciel ouvert à Malartic. Les commissaires ont adopté lundi soir une résolution pour appuyer l'entreprise Osisko exploration.
La commission scolaire affirme que le projet de mine à ciel ouvert à Malartic cadre avec les priorités de l'organisme.
Selon la commission scolaire, le projet minier de Malartic cadre avec les priorités de l'organisme, soit la réussite scolaire, l'engagement et la collaboration de tous les acteurs et le développement de la communauté.
Selon le président de la commission scolaire, Gaétan Gilbert, la création de 800 emplois laisse présager une plus grande réussite des élèves.
« On se rend compte avec les études que lorsque les jeunes sont dans des milieux où il y a de l'emploi, quand les parents habitent où l'économie est bonne, les jeunes réussissent mieux. Appuyés par ces études-là, on a pensé que c'était correct d'appuyer le projet. Nous en ce qui concerne tous les projets miniers, on n'a pas l'expertise pour discuter d'environnement ou ces choses-là. Donc on laisse le gouvernement et la réglementation s'occuper de cet aspect-là et on espère qu'ils vont le faire correctement et avec rigueur », indique M. Gilbert.
La décision de la commission scolaire étonne tout de même le président du syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue, Marc Nantel, puisque le projet n'a pas encore eu l'approbation du Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE).
Marc Nantel se demande comment un organisme public peut appuyer un projet qui provient du domaine privé.
« Est-ce que c'est un projet qui est viable? Est-ce que c'est un projet qui assure la sécurité des gens? Dire que ça répond aux objectifs d'une commission scolaire c'est quand même un argument dont je cherche le lien », dit-il.
Marc Nantel ajoute que la commission scolaire aurait dû attendre la fin des audiences du BAPE avant de donner son appui à un projet d'une si grande envergure.