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Dans une lettre obtenue grâce à la Loi sur l'accès à l'information, Radio-Canada a appris que la minière Osisko a décidé de restaurer le site minier orphelin d'East Malartic même si l'opération n'était pas prioritaire.
La minière Osisko a décidé de restaurer le site minier orphelin d'East Malartic même si l'opération n'était pas nécessaire.
Dans une lettre datée du 28 avril 2008, le ministère des Ressources naturelles avait en effet informé Osisko que le parc à résidus d'East Malartic était « sous contrôle et ne nécessite pas de restauration à court terme ».
Tout de même, en janvier dernier, l'entreprise annonçait en grande pompe la signature d'une entente de restauration du site avec le ministère, en raison de son caractère problématique. Osisko indiquait qu'elle comptait ensuite déposer sur le site restauré les résidus de sa future mine d'or à ciel ouvert de Malartic, « plutôt que de se trouver un autre terrain pour mettre les résidus, étant donné qu'il y en avait déjà un qui était là qui était problématique », avait indiqué à l'époque la porte-parole de l'entreprise, Hélène Thibeault.
En réponse aux questions de Radio-Canada à ce sujet, le ministère des Ressources naturelles, qui a la gestion du parc à résidus miniers, souligne cependant dans une lettre que le site d'East Malartic devait être restauré à moyen ou à long terme.
Comme la minière offrait de payer la moitié de la facture, Québec y a vu une opportunité d'économiser la moitié de la valeur des travaux, de 23 millions de dollars.