Malartic
La consultation du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) concernant le projet de mine à ciel ouvert d'Osisko s'est poursuivie jeudi à Malartic. Comme ce fut le cas mercredi, les citoyens de la région y ont participé en grand nombre: ils étaient une centaine en après-midi et près de 200 en soirée.
De nombreux citoyens participent à la consultation du BAPE et posent des questions relatives à l'environnement, à la délocalisation et à l'aspect économique du projet.
Le transport du cyanure, les risques d'écoulement dans le sol, le parc à résidus miniers, les vibrations, la solidité des sols et l'esker de la ville sont des exemples de questions qui préoccupent grandement les citoyens.
La fosse d'extraction est également une source d'inquiétude. Il y a eu de nombreuses questions à ce sujet, puisque le plan de restauration du site ne comprend pas le remblayage de la fosse. Selon le plan d'Osisko, lorsque le projet sera terminé, la fosse se remplira d'eau et deviendra un lac.
Le problème de la délocalisation a également été abordé, car il y a encore une demi-douzaine de citoyens qui n'ont pas encore signé d'entente avec la compagnie.
L'aspect économique du projet a fait l'objet de quelques questions. Il a notamment été question de redevances financières pour assurer la pérennité de la ville. « On a fait beaucoup d'ententes depuis le début, et même avant la construction de l'usine, nous avons pris l'engagement d'utiliser des fournisseurs locaux. On essaie de maximiser les impacts au maximum », a expliqué le vice-président au développement durable chez Osisko, Jean-Sébastien David.
Le BAPE poursuivra sa consultation vendredi après-midi en raison du nombre élevé de questions de la part des citoyens.