Mine (archives)
Le Comité de vigilance de Malartic s'inquiète de voir que peu de débats ont lieu en Abitibi-Témiscamingue autour de la question des mines à ciel ouvert. Il souhaiterait que les élus discutent des répercussions de ces projets d'envergure.
Le Comité de vigilance de Malartic souhaiterait que les élus de la région discutent plus des répercussions que peuvent avoir les mines à ciel ouvert sur la population et l'environnement.
« Je suis même très inquiète de voir que tous ceux qui s'occupent du développement touristique en Abitibi ne parlent pas actuellement. Parce que ça a un impact. [...] Est-ce que demain matin on va voir ça tout le long de la faille de Cadillac et on va laisser faire? Je suis vraiment inquiète », affirme Nicole Kirouak du Comité de vigilance de Malartic.
Le président de l'exploration minière du Québec, Jean-Pierre Thomassin, réplique de son côté que l'on doit débattre de chaque projet individuellement, ce qui est le rôle du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
« Vous savez, quand on fait de l'exploration, on ne sait pas ce qu'on peut trouver. On ne sait pas la façon qu'on va exploiter. Bien évidemment, qui va aller risquer de mettre de l'argent en exploration s'il y a un type de mine qui n'est pas favorisé ou qui est interdit, à la limite, dans une région donnée? C'est certain qu'il n'y aurait plus d'exploration là », dit-il.
Pour sa part, la Conférence régionale des élus fait aussi confiance au BAPE. L'organisme veut toutefois mettre en place prochainement un comité sur les mines où il sera notamment question des mines à ciel ouvert.
Les trois plus gros projets d'exploration en Abitibi-Témiscamingue sont des projets de mine à ciel ouvert. Le projet Johanna de Mines Aurizon à Rouyn-Noranda, celui de Royal Nickel à Amos et le projet d'Osisko à Malartic, qui prévoit une fosse d'extraction de 135 hectares qui permettrait de produire plus de 400 000 onces d'or par année pendant 14 ans.