Et l'industrie forestière?

Industrie forestière

L'aide de 170 millions de dollars sur deux ans annoncée pour le secteur forestier dans le budget du gouvernement Harper est jugée insuffisante par plusieurs intervenants, notamment en Abitibi-Témiscamingue.

L'aide annoncée pour le secteur forestier dans le budget du gouvernement Harper est jugée insuffisante par plusieurs intervenants.

« 170 millions pour l'ensemble du Canada dans l'industrie forestière. C'est une risée », s'exclame le député du Bloc québécois dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Yvon Lévesque.

Du côté du Conseil de l'industrie forestière du Québec, le président, Guy Chevrette, se demande pourquoi le gouvernement fédéral promet 2,7 milliards de dollars pour des prêts à l'industrie automobile et seulement 170 millions pour le secteur forestier.

« Cette industrie-là, je vous avoue qu'elle n'effraie pas les gouvernements comparativement à l'automobile, 300 000 travailleurs de moins dans l'automobile que dans la forêt au Canada. Et ils ont une aide de 2,7 milliards comparativement à 170 millions », souligne-t-il.

Quant au ministre conservateur Jean-Pierre Blackburn, il soutient qu'il faut regarder l'ensemble du budget pour trouver l'ampleur de l'aide disponible pour le secteur forestier. M. Blackburn souligne que des sommes sont entre autres disponibles pour le développement de nouvelles technologies et pour l'utilisation de la biomasse forestière.

Jean-Pierre Blackburn affirme en outre que le gouvernement ne pouvait pas annoncer d'aide financière directe à l'industrie forestière.

« On ne peut pas intervenir dans la première transformation, en vertu de l'accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. On ne peut pas parce que, sinon, il y a des tarifs douaniers. Et rappelez-vous la crise du bois d'oeuvre, tout le marasme économique qui en a résulté », dit-il.