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Bleuets
Un marché qui grossit en Abitibi
Mise à jour le mercredi 30 juillet 2008, 11 h 45 .


Bleuets
La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'est désormais plus l'unique endroit au Québec où la production de bleuets est abondante.

Depuis quelques années, les producteurs de bleuets de l'Abitibi-Témiscamingue font de très bonnes affaires. Cette année, les récoltes s'annoncent particulièrement abondantes en raison des fortes précipitations des dernières semaines.

À la Bleuetière du Montreuil, au Témiscaminque, on se réjouit de l'été pluvieux. L'entreprise a même ouvert de nouvelles aires de production. « Ça prend souvent deux ou trois ans pour mettre un terrain en production. Les dernières années, on préparait les terrains. Cette année, ils sont en production. On a désormais 250 hectares de terrain, alors que l'an passé, on en avait 175 », explique le copropriétaire de l'entreprise, Denis Jutras.

Usine de transformation

Devant l'expansion du marché du bleuet, la Bleuetière du Montreuil souhaite qu'une usine de transformation soit créée dans la région. Pour le moment, les bleuets de l'Abitibi-Témiscamingue sont commercialisés à partir de Saint-Bruno, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le directeur général de l'organisation Les bleuets sauvages du Québec, Jeannot Côté, ne partage cependant pas l'avis de M. Jutras. Selon lui, il n'est pas concevable, pour l'instant, d'implanter une usine de transformation au Témiscaminque. « Pour obtenir une usine de transformation, il faut avoir une production de dix millions de livres et plus. Les usines de transformation ont des structures très imposantes qui demandent beaucoup d'argent. La récolte du Témiscaminque n'étant pas très élevée, c'est impensable pour l'instant », explique M. Côté.

La Bleuetière du Montreuil estime tout de même qu'une usine de transformation pourrait être rentable avec une récolte de 4 à 5 millions de livres de petits fruits.