La ministre Christine St-Pierre
Québec accentue les efforts pour lutter contre les agressions sexuelles. La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a présenté jeudi un plan de cinq ans pour prévenir les agressions sexuelles et aider les victimes.
Le gouvernement annonce un plan de 60 millions sur cinq ans pour faire de la prévention et aider les victimes, qui comprend notamment l'implantation d'une ligne sans frais accessible en tout temps.
En tout, le plan comprend une centaine de mesures, dont 65 nouvelles. Il s'articule autour de quatre grands axes, soit la promotion des valeurs fondamentales, la prévention des agressions sexuelles, le dépistage en matière d'agression sexuelle et l'intervention psychosociale, médicale, judiciaire et correctionnelle. Le gouvernement entend investir 60 millions de dollars entre 2008 et 2013 pour mener à bien son plan.
Parmi les nouvelles mesures annoncées, mentionnons l'ouverture d'une ligne 1-800 accessible en tout temps, qui permettra d'orienter les victimes vers les services d'aide disponibles. Québec veut aussi rouvrir un centre pour délinquants sexuels. Le gouvernement souhaite également intensifier l'adaptation de la pratique policière à la cybercriminalité.
Parmi les mesures qui étaient déjà annoncées, mentionnons la campagne de sensibilisation aux agressions sexuelles qui circule actuellement dans les médias.
Selon la ministre St-Pierre, il est important de poursuivre les efforts de lutte contre les agressions sexuelles, car de plus en plus de victimes osent maintenant briser le silence et dénoncer leur agresseur, mais il faut leur donner encore plus de ressources.
Le Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel est relativement satisfait du nouveau plan d'action gouvernemental en matière d'agressions sexuelles. Selon les centres d'aides, le nouveau plan tient compte de catégories de victimes les plus vulnérables et les plus difficiles à joindre, c'est-à-dire les femmes âgées, handicapées ou membre de communautés culturelles ou encore les femmes autochtones.