De plus en plus préoccupée d'écologie

Minerai de cuivre

Le colloque sur l'industrie minière qui se tient actuellement à Val-d'Or génère des retombées économiques de plus de 500 000 $ dans la municipalité. Le séjour de 600 participants génère toutefois une grande quantité de déchets, ce qui a poussé le comité organisateur à faire du colloque un événement écologique.

Les organisateurs du colloque sur l'industrie minière qui se tient actuellement à Val-d'Or ont tout fait pour faire de celui-ci un événement à faible incidence environnementale.

À leur arrivée au colloque, les participants reçoivent une bouteille vide étiquetée à leur nom qu'ils pourront remplir d'eau durant leur séjour, grâce à des distributeurs mis à leur disposition. Chaque congressiste reçoit également un porte-document fabriqué de matériel recyclé par une entreprise de Normétal.

« On a fait attention. Exemple: juste les verres à café, on a pris la peine de commander de Sherbrooke des verres qui sont biodégradables en dedans de deux ou trois jours. Les condiments: on parle de sel, de poivre, le beurre, le lait, la crème à café, le sucre, aucun contenant individuel. Déjà là, on limite les déchets », indique Johanne Viger, qui est membre du comité organisateur du colloque.

Organiser un congrès à faible incidence environnementale a cependant un coût. « C'est sûr qu'il y a des frais supplémentaires. Parce que quand on parle de produits qui sont made in China, faits en Chine, on sait qu'on va les avoir à plus bas prix. Mais on a décidé d'encourager le local, l'Abitibi, et on était prêts à absorber ça », explique Mme Viger.

Quant à André Bernard, lui aussi du comité organisateur, il croit que l'industrie minière doit aller de plus en plus vers des implications environnementales pour sauvegarder son image. « Les règlements sont de plus en plus sévères. L'industrie suit la réglementation, on n'a pas le choix. Mais elle est aussi ouverte à le faire. Mais ça prend aussi une implication sociale », dit-il.

En complément