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Nouvelle du 6 février 2008

Santé au Québec
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Nouvelle du 6 février 2008
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Dans un rapport sur la santé publié lundi, l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) démolit un à un les arguments en faveur de la privatisation du système de santé.
Les auteurs de la note socio-économique sur la santé de l'IRIS, Guillaume Hébert et Jean-François Landry, concluent que le privé serait plus coûteux, moins efficace et moins accessible que le système public.
Les deux chercheurs sont diplômés de l'Université du Québec à Montréal. Ils affirment que l'augmentation des coûts de la santé est davantage attribuable à la consommation accrue des médicaments, par exemple, qu'au vieillissement de la population.
Ils soutiennent aussi que ce n'est pas tant le pourcentage des dépenses publiques destinées à la santé qui a augmenté que les autres dépenses du gouvernement qui ont diminué.
![]() Jean-François Landry, un des auteurs de la note socio-économique de l'IRIS |
Les chercheurs Hébert et Landry ont analysé l'évolution des coûts de la santé dans l'ensemble des pays européens. Ils ont aussi ausculté plus attentivement les cas de l'Australie, de la Grande-Bretagne et de la Suède, où on a augmenté la part du privé dans le système de santé, il y a une dizaine d'années.
Dans tous les cas, les coûts ont augmenté et les listes d'attente sont restées les mêmes, selon les recherches de l'IRIS.« En Australie, par exemple, la privatisation a fini par coûter 1,3 milliard de dollars à l'État. En Angleterre, le système public s'est dégradé à cause de l'arrivée du privé. Partout en Europe, on voit que les coûts d'administration des assurances privées sont systématiquement plus élevés que ceux des assurances publiques. Les assurances privées exigent aussi de plusieurs médecins qu'ils se livrent à des tâches administratives », affirme Jean-François Landry.
Selon les deux chercheurs, le secteur privé s'intéresse uniquement aux chirurgies et aux soins qui demandent peu d'hospitalisation. Le privé laisse les cas lourds au secteur public.
Du point de vue des chercheurs, la solution se trouve dans la prévention, les soins à domiciles, un meilleur suivi des patients et une maximisation des salles d'opération.
L'Institut de recherche et d'informations socio-économiques se décrit comme étant un groupe de recherche sans but lucratif, indépendant et progressiste, fondé à l'automne 2000.
Il est financé par ses membres, en majorité des syndicats et des groupes d'action sociale.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
Le Québec bénéficierait-il d'une présence accrue du privé en santé?
Site de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques
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