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 | Décès à motoneige Des contrôles à revoir |  |  |  |  | Mise à jour le jeudi 20 décembre 2007, 16 h 29 . |  |

Le coroner Guy Cavanagh recommande à Québec d'évaluer la possibilité d'accorder des pouvoirs d'agents spéciaux aux patrouilleurs des clubs de motoneigistes du Québec.
Cette recommandation survient à la suite du décès d'un motoneigiste gaspésien, le 31 mars dernier à Paspébiac. La victime, qui avait consommé des drogues et de l'alcool, est morte après avoir heurté des arbres.
Le coroner estime que les effectifs de la Sûreté du Québec sont insuffisants en nombre pour convaincre les motoneigistes de réduire leur vitesse et d'éviter de conduire sous l'influence de l'alcool ou de drogues. Selon le coroner, des bénévoles formés pourraient remettre des contraventions au même titre que les policiers.
Cette suggestion est accueillie plutôt froidement par le président de l'Association des motoneigistes du Québec, Patrick Boucher, même s'il admet que les contrôles d'alcoolémie sont rares dans les sentiers de motoneige.
De son côté, la Sûreté du Québec croit qu'elle effectue une bonne couverture du territoire.
Triste bilan
Au Québec, depuis 1994, 28 personnes en moyenne perdent la vie annuellement des suites d'un accident de motoneige.
L'an dernier, 14 personnes ont ainsi perdu la vie, soit 36 % de moins que l'année précédente. La moitié de ces décès sont survenus dans les sentiers balisés et 93 % des motoneigistes décédés étaient des hommes.
Selon le comité sécurité de l'Association des motoneigistes du Québec (ADMDQ), un accident sur deux résulte d'une perte de contrôle. L'ADMDQ insiste d'ailleurs sur l'importance de respecter les limites de vitesse et d'adapter sa conduite aux conditions de sentiers.
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