Les étudiants régionaux peu sensibilisés

Campus de l'UQAT à Rouyn-Noranda Campus de l'UQAT à Rouyn-Noranda   © UQAT

Les étudiants de l'Abitibi-Témiscamingue sont encore loin d'une grève portant sur les enjeux du dégel des droits de scolarité universitaires. L'Association générale étudiante de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue affirme que les étudiants ont encore besoin d'être informés avant de songer à une mobilisation.

Bien que 60 000 étudiants soient actuellement en grève au Québec pour protester contre la hausse des droits de scolarité, aucun moyen de pression n'est envisagé pour le moment à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

« S'il y a une mobilisation qui doit se faire, les étudiants doivent savoir pourquoi. Ils doivent connaître l'enjeu. Ils doivent le sentir, ils doivent le comprendre. C'est pas vrai qu'on va faire une grève avec des étudiants qui ne connaissent pas le réel enjeu », indique la présidente de l'association, Amélie Mercier.

Selon Amélie Mercier, il n'est pas encore dans la culture des étudiants de l'Abitibi-Témiscamingue de militer. « On est peut-être moins habitués ici, parce que la région est jeune, d'en entendre parler et de voir vraiment l'utilité d'avoir une université qui est forte dans sa région, qui est présente dans son territoire, qui forme des gens dans toutes sortes de domaines, qui fait de la recherche », dit-elle.

La Fédération étudiante universitaire du Québec, dont fait partie l'association régionale, tiendra une manifestation à Montréal le 22 novembre. Des étudiants de la région devraient tout de même s'y rendre.

Quelque 60 000 étudiants sont actuellement en grève au Québec. Ils protestent contre le dégel des droits de scolarité, qui doivent augmenter de 50 $ par session.