Les écologistes se rangent derrière Richard Desjardins

Les écologistes appuient sans réserve la série de chroniques controversées du chanteur poète publiée dans le Journal de Montréal. Desjardins y critique sévèrement l'industrie forestière, souhaitant même sa mort pure et simple.

Les propos de Desjardins ont soulevé la colère de l'industrie forestière. Ils ont aussi été dénoncés par le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil.

Déçu par la lenteur du gouvernement du Québec à prendre les mesures pour mieux protéger la forêt, le groupe environnementaliste l'Action boréale dit avoir ainsi cherché à frapper fort, par la plume de son fondateur, Richard Desjardins.

« On veut faire réagir les gens. On veut que les gens prennent conscience que ça continue à la même vitesse, malgré le film l'Erreur boréale. En dépit du rapport de la vérificatrice générale et de celui de la commission Coulombe, on [les compagnies forestières] continue à récolter à la même vitesse qu'avant », déplore le président de l'Action boréale, Henri Jacob.

Les dirigeants de l'Action boréale soutiennent que le saccage des forêts publiques se poursuit de plus belle.

Coupe à blanc Coupe à blanc

Les autochtones, qui revendiquent eux aussi une meilleure protection de la forêt québécoise, comprennent très bien le ton utilisé par Richard Desjardins dans ses chroniques.

« Quand des groupes environnementaux tentent de faire valoir leurs points de vue, que les autochtones tentent de négocier et de faire valoir leurs droits, qui écoute? Il semble que la méthode douce n'a pas fait bouger les choses. Pour faire réagir, il faut provoquer. Je crois donc que Richard Desjardins a su provoquer et voilà qu'on réagit », affirme la directrice générale du Centre amitié autochtone de Val-d'Or, Édith Cloutier.

Selon les écologistes, il faut accélérer tout le processus entourant la protection de la forêt boréale, sinon les régions se dirigent vers une catastrophe écologique et sociale.

Abitibi–Témiscamingue en direct Afficher le fil complet

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