
 | Gaston Cadrin (archives)
| Deux chercheurs du GIRAM, le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu, ont visité trois terminaux méthaniers en France et ont constaté qu'aucun d'entre eux n'était situé aussi près de zones résidentielles que ce qui est proposé dans le projet Rabaska à Lévis.
Les installations visitées par le porte-parole du GIRAM, Gaston Cadrin, et son collègue, Pierre-Paul Sénéchal, étaient situées à 2,3 et 7 kilomètres des zones résidentielles. C'est beaucoup plus que les 500 mètres imposés par la réglementation du Canada et de la France.
À Lévis, et à Beaumont, le GIRAM a calculé que 134 maison seraient situées dans un rayon de 1,5 km des réservoirs. Le GIRAM dénonce les gouvernements qui font fi du principe de précaution.
« Lorsqu'on enlève des responsabilités à l'État, on ne fait plus de planification et l'entreprise vient s'installer n'importe où », estime M. Sénéchal.
Les plus grands handicaps du projet Rabaska, disent les deux chercheurs, sont l'étroit chenal du fleuve Saint-Laurent, les glaces, les vents, les marées et une circulation intense : 8000 navires par année.
Gaston Cadrin affirme par ailleurs que contrairement aux espoirs des gens d'affaires de Lévis, les terminaux méthaniers n'entraînent aucun développement industriel à proximité.
M. Cadrin soutient que les projets implantés en France ont créé peu d'emplois et n'ont pas généré d'industrie complémentaire au gaz naturel liquéfié.
C'est une subvention d'Ottawa qui a permis le voyage des deux chercheurs qui a coûté 7000 $.
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