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 | Les promoteurs de Rabaska devant la commission sur l'énergie |  |  |  |  | Mise à jour le jeudi 10 mars 2005, 11 h 31 . |  |

 | Le promoteur Glenn R. Kelly (archives)
| Devant la commission parlementaire sur l'énergie, mercredi, le promoteur du projet de terminal méthanier Rabaska s'est appliqué à justifier le projet pour le Québec.
Comme le font bien des citoyens depuis plusieurs mois, quelques députés dont le député péquiste du Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, ont interpellé le promoteur et directeur du projet Glenn R. Kelly sur la sécurité réelle d'un port méthanier à Lévis et les simulations réalisées à ce sujet.
Stéphan Tremblay a demandé au promoteur ce qu'il adviendrait en cas de collision avec un autre bateau sur le Saint-Laurent.
Glenn R. Kelly a réaffirmé que cette probabilité était très faible et que, si cela se produisait, les quantités de gaz naturel liquéfié (GNL) répandues ainsi que son inflammation seraient incluses dans un rayon de 400 mètres du navire.
« Nos zones d'exclusion du projet Rabaska prennent notamment en compte de tels scénarios », a indiqué M. Kelly.
Le ministre de l'Énergie, Pierre Corbeil, a voulu en savoir davantage sur l'acceptabilité sociale du projet. « Il existe une forte perception au sein de la population en général à l'effet que les installations d'un terminal méthanier sont potentiellement dangereuses », a-t-il souligné.
Les lévisiens favorables
Évoquant un sondage commandé par Rabaska, le promoteur a parlé d'acceptation locale, dans la communauté de Lévis. Le récent sondage indique qu'une majorité de la population de Lévis, 57 %, est favorable à l'implantation du terminal.
Par ailleurs, malgré ce sondage, les promoteurs du projet Rabaska attendent un message clair des élus de Lévis quant au sort qu'il réserve au port méthanier. La seule position officielle du conseil municipal demeure la résolution du mois d'octobre dernier, qui rejetait le projet.
Glenn R. Kelly voudrait maintenant savoir sur quel pied danser : « On est dans une zone d'incertitude. Donc, c'est un projet important, c'est un projet que le monde comprend de mieux en mieux et on doit savoir à quoi s'en tenir maintenant. Est-ce qu'on continue à travailler, ou est-ce que carrément on arrête ? »
La possibilité d'un référendum sur le projet est aussi évoquée. Selon le promoteur, cette question relève de la Ville. Les promoteurs du projet ont investi jusqu'à maintenant plus de 10 millions de dollars dans la préparation du projet, notamment dans une campagne d'information. Les études d'impacts doivent être déposées au cours du mois d'avril.
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