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Nouvelle offensive de Gaz Métro pour vendre son projet de terminal méthanier
Mise à jour le jeudi 25 novembre 2004, 16 h 53 .


Le site sur lequel serait construit le terminal méthanier à Beaumont.
Des promoteurs du projet de construction d'un terminal méthanier à Lévis-Beaumont viennent de lancer une nouvelle offensive pour convaincre la communauté de la sécurité de leurs installations futures et de leur nécessité.

Devant les membres de la chambre de commerce des entrepreneurs de Québec, jeudi, le directeur du projet Rabaska, Glenn R. Kelly, a rappelé que trois des quatre emplacements évalués pour ce projet de 700 millions de dollars étaient situés à Lévis.

Gaz Métro et ses partenaires pourraient donc se tourner vers Lévis si les citoyens de Beaumont s'opposent à la construction d'un terminal méthanier lors du référendum du 5 décembre.

Littoral de Lévis (archives)
Le 4 octobre dernier, le conseil municipal de Lévis a pourtant rejeté le projet, mais pour M. Kelly, un revirement n'est pas impossible puisque les élus se sont prononcés sans détenir les bonnes informations :

« Le conseil municipal a adopté une résolution sur des faux prétextes, sur un projet qui n'est pas le nôtre. »

Selon les promoteurs, le projet de 700 millions de dollars est sécuritaire, avec ses navires à double coque et ses réservoirs à doubles parois en béton. La zone d'exclusion des populations de 400 mètres sera sûre et les attaques terroristes seront même évaluées. Le ministère de la Sécurité publique s'en inquiète, mais M. Kelley se fait rassurant :

« Rabaska sera sécuritaire, ou il ne se fera pas. »

Des avantages financiers pour les citoyens qui seraient lésés

Pour les promoteurs du projet, le comité de citoyens de Lévis-Beaumont fait peur inutilement. Les promoteurs font néanmoins des propositions alléchantes aux citoyens qui seraient déplacés. Les maisons seraient rachetées sur demande dans un rayon de 1,5 km, soit, trois fois plus que la zone d'exclusion. Et l'offre est généreuse :

« Vendre la maison, trouver une nouvelle demeure, les frais de l'agent d'immeubles, les taxes de mutation, tout », précise M. Kelly.

Le gaz liquéfié ne sera pas transformé par l'énergie polluante d'une centrale de cogénération, mais une telle usine pourrait-elle émerger un jour pour alimenter les québécois en énergie? Le vice-président de Gaz Métro, Jean Simard, retourne la question en demandant s'il est possible de prédire l'avenir. Selon Gaz Métro, il n'y aurait néanmoins rien de tel sur les planches à dessins.

Extrait audioLes explications de Marie-Andrée Brassard


Hyperliens
Site de Rabaska, le projet de terminal méthanier de Gaz Métro et ses partenaires

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