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Terminal méthanier : le projet entraînerait l'émergence d'une nouvelle zone industrielle
Mise à jour le mercredi 17 novembre 2004, 10 h 51 .


(archives)
La construction d'un port méthanier par Gaz Métro dans le secteur Lévis-Beaumont pourrait entraîner le développement industriel d'un secteur convoité depuis 30 ans.

Lors d'une importante assemblée d'information à laquelle près de 400 citoyens ont assisté, mardi soir, l'aménagement d'une centrale de cogénération a même été évoqué. Radio-Canada a d'ailleurs appris que c'est exactement le scénario envisagé par Trans-Canada Pipelines et Pétro-Canada à Gros-Cacouna.

Gaz Métro et ses partenaires évaluent le projet de construction d'un port méthanier dans le secteur Lévis-Beaumont à 700 millions de dollars. Les experts soutiennent que ce projet entraînerait le dézonage d'une vaste zone agricole sur les rives du fleuve Saint-Laurent, face à l'île d'Orléans. Cela signifierait aussi l'émergence d'une nouvelle zone industrielle, selon l'évaluateur foncier, Gilles Vézina :

« Depuis trop longtemps, que ce soit le lien sous-fluvial, que ce soit l'intervention de la Société Interport ou de la Société du port de Québec pour permettre l'agrandissement du port sur la Rive-Sud, tout ce secteur-là est convoité depuis 30 ans. Il est à mon avis logique de penser qu'il n'y aurait pas seulement une installation comme celle de Gaz Métro qui s'installe. »

Un projet de centrale de cogénération?

Les groupes environnementaux soupçonnent la construction d'une centrale de cogénération (production combinée de chaleur et d'électricité) à partir du gaz naturel à Beaumont. C'est l'un des deux scénarios que proposent Trans-Canada Pipelines et Pétro Canada à Gros-Cacouna, où l'on veut aussi construire un port méthanier.

Dans leur description du projet déposé récemment au gouvernement fédéral, les promoteurs écrivent que cette centrale de cogénération fournirait l'énergie résiduelle pour convertir le gaz liquéfié en gaz naturel. Elle produirait aussi de l'électricité pour les consommateurs québécois.

Le document ne précise pas s'il s'agit d'un projet comparable à celui du Suroît, mais pour Daniel Breton de la Coalition Québec vert Kyoto, il correspond exactement aux désirs d'Hydro-Québec :

« Pour faire en sorte que les 11 projets que M. Caillé [André Caillé, président et directeur général d'Hydro-Québec] a annoncés de centrales au gaz en 2003, bien là, ils vont avoir les réserves pour pouvoir le faire. »

Gaz Métro soutient qu'une usine de cogénération n'est pas envisagée

Gaz Métro a réagi aux propos des groupes environnementaux, qui soupçonnent les promoteurs du terminal méthanier de vouloir y construire en plus une usine de cogénération au gaz naturel. Glenn R. Kelly, directeur du projet Rabaska chez Gaz Métro, indique que cette hypothèse n'est pas envisagée :

« Non, vous pouvez consulter notre avis de projet, dans lequel on fait la description de notre procédé et le choix, où l'installation d'une usine de cogen n'est pas envisagé pour le projet Rabaska. »

Tout cela survient dans un contexte où le gouvernement du Québec tarde à déposer ses intentions sur l'avenir énergétique du Québec.

Extrait audioLes explications de Marie-Andrée Brassard








Hyperliens
Coalition Québec vert Kyoto

Site de Rabaska, le projet de terminal méthanier de Gaz Métro et ses partenaires

Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM)
Le GIRAM s'oppose au projet
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