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 | De nouvelles armes pour les opposants au projet de port méthanier à Beaumont |  |  |  |  | Mise à jour le jeudi 26 août 2004, 10 h 49 . |  |

Des paramètres de sécurité établis par Termpol, un regroupement d'organismes fédéraux dont fait partie Transport Canada, pourraient rendre plus difficile l'acceptation du projet de port méthanier dans le secteur Beaumont-Lévis.
Un document rédigé par le regroupement suggère d'implanter le terminal dans un endroit éloigné des agglomérations urbaines ou de banlieue, pour atténuer les risques reliés à un tel équipement.
Au nombre des 24 mesures d'atténuation suggérées dans le document figurent celle de « construire le terminal dans un endroit éloigné ou à l'écart d'agglomérations urbaines ou de banlieue » pour atténuer les risques reliés à un tel équipement et celle de « faire passer les navires transportant des cargaisons dangereuses, loin des routes maritimes principales et des principaux points de convergence pour réduire les rapprochements dangereux. »
 | Gaston Cadrin
| Le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) qui s'oppose à l'implantation du projet dans le secteur de Beaumont affirme de nouveau que Gaz métropolitain, un promoteur du projet, n'a pas ciblé le bon site.
« S'ils disent ça, ça veut dire qu'il y a des risques majeurs d'installer ça et d'après nous, Gaz Métro s'est trompé de site. C'est de valeur pour eux, ils essayent de nous le rentrer dans la gorge de force sur la Rive-Sud et face à l'île d'Orléans. Mais, ils se sont trompés de site », soutient Gastron Cadrin, président du Giram.
Le promoteur respecte-t-il les paramètres de Termpol?
Les promoteurs dont fait partie Gaz métropolitain, veulent implanter les installations dans un rayon de 500 mètres des habitations. Le secteur de Beaumont est l'une des 4 zones évaluées actuellement. Gaz métropolitain affirme que la distance prévue est suffisante.
« C'est suffisant, c'est conforme, et si ça ne l'était pas, si nos calculs étaient erronés, nous n'aurions pas le permis d'implanter un projet dans de telles conditions. L'Office national de l'énergie nous renverrait faire nos devoirs », soutient Jean Simard, de Gaz métropolitain.
L'Office national de l'énergie doit scruter le projet de 700 millions de dollars pendant plus d'un an et demi. Le dépôt de l'étude d'impact est prévu en décembre après quoi le gouvernement fédéral et Québec doivent, pour la première fois, tenir des audiences publiques conjointes avec l'Agence canadienne d'évaluation environnementale et le Bureau d'audiences publiques, vers la fin du premier trimestre de 2005. On est encore très loin d'une décision et le promoteur veut se faire le plus rassurant possible.
« C'est certain que l'on tient compte de la contestation, comme on tient compte des personnes qui sont en accord », affirme M. Simard.
De nouveaux opposants au projet
Le conseil d'arrondissement de Desjardins de la ville de Lévis a décidé mercredi soir de rejeter le projet de port méthanier et va demander au conseil municipal de faire de même.
Pour le conseiller indépendant Jean-Claude Bouchard, il s'agit d'un projet insensé qui risque de changer la qualité de vie des citoyens. Selon lui, il n'est pas nécessaire d'attendre les audiences du BAPE, avant de prendre position dans ce dossier :
« Dans ce type de projet là, il faut qu'on se positionne rapidement et je pense qu'il est du devoir des élus municipaux de refléter rapidement et immédiatement les inquiétudes des citoyens. »
| Giram Le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) est un organisme sans but lucratif, créé en 1983, sous l'initiative de quelques professeurs du cégep Lévis-Lauzon désireux d'apporter leur contribution au développement harmonieux de leur milieu régional. Rabaska
Coalition Rabat-Joie
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