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| L'opposition à l'implantation d'un terminal gazier à Beaumont, près de Québec, s'accentue. Une centaine de citoyens ont profité de la séance du conseil municipal, lundi soir, pour demander aux élus de rejeter le projet de Gaz Métropolitain. La tragédie survenue en Belgique, la semaine dernière, incite les citoyens à raffermir leur position.
Les inquiétudes des citoyens concernent notamment la distance qui séparera le terminal des résidences. Le projet de Gaz Métropolitain prévoit 400 mètres, alors que les opposants au projet souhaiteraient voir des kilomètres séparer les résidences des installations.
Le Groupe d'iniatives et de recherches appliquées au milieu, le GIRAM, exige que le conseil municipal mette fin au suspense en adoptant une résolution contre l'implantation du projet à Beaumont. Les conseillers municipaux, qui ont déjà adopté une résolution favorable au projet en avril dernier, ont pour le moment refusé de se prononcer sur la résolution.
Dans la région, des gens vivent à l'ombre de la raffinerie Ultramar, de Lévis, depuis plus de 30 ans. Chaque semaine, des superpétroliers se délestent de leur cargaison de plus de 100 000 tonnes de pétrole brut. Toutefois, selon le Giram, la comparaison avec le projet de Gaz Métropolitain n'est pas possible, puisque l'implantation d'un terminal gazier est beaucoup plus dangereux qu'une raffinerie.
Le référendum sur ce projet, qui devait avoir lieu après le dépôt du rapport du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), sera devancé à l'automne.
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