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Gaz métropolitain présente son projet de port méthanier à Beaumont
Mise à jour le jeudi 29 avril 2004, 16 h 42 .


Gaz métropolitain et ses partenaires, Gaz de France et Enbridge, confirment qu'ils ont choisi Beaumont pour établir un port méthanier.

Trois sites étaient à l'étude : Gros-Cacouna, Saint-Vallier et le secteur de Lauzon-Beaumont.

La construction du terminal, au coût de 700 millions de dollars, pourrait débuter l'an prochain. La présentation de ce projet, qui porte le nom de Rabaska, donne également le coup d'envoi aux consultations publiques.

Une zone parfaite pour un terminal, affirme l'entreprise

Le site visé par Gaz métropolitain, à Ville-Guay-Beaumont, regroupe tous les atouts pour le projet de terminal méthanier, selon le directeur du développement des affaires de l'entreprise. Les caractéristiques sont avantageuses, souligne Martin Imbleau : « profondeur des eaux, extraordinaires conditions de navigation, pas de vagues importantes, pas de brume importante, pas de mouvements de glace qui sont difficiles. C'est une zone industrielle portuaire parfaite pour le genre d'installation qu'on développe. »

Le gaz naturel arriverait par bateau méthanier d'outre-mer sous forme liquide, ce qui prend moins d'espace que sous forme de gaz. Il serait entreposé dans deux réservoirs, puis regazéifié, avant d'être acheminé par gazoduc. Les installations comprendraient une jetée pour l'accostage des méthaniers, deux réservoirs et des équipements pour regazéifier. On construirait également une conduite d'une cinquantaine de kilomètres pour rejoindre le gazoduc secteur Saint-Nicolas. Il y aurait entre 1000 et 1500 emplois pendant la construction, et une soixantaine en permanence. Selon les promoteurs, aucun élargissement du fleuve n'est nécessaire. Ils assurent aussi que le gaz naturel liquéfié ne présente aucun risque pour la santé, l'environnement et le milieu marin.

La vice-présidente, clientèle et approvisionnement gazier, chez Gaz métropolitain, Sophie Brochu, précise que le gaz transporté comporte peu de danger. « Ce n'est pas un produit qui est sous pression. Ce n'est pas la bonbonne de propane de votre barbecue, ce n'est pas une bombe flottante. Qu'il soit dans le navire ou dans le réservoir, [le gaz] est maintenu à pression quasi atmosphérique. »

Pas de transfert si le projet est rejeté à Beaumont

Sophie Brochu
Le processus de consultation et d'informations de la population s'amorce donc. Gaz métropolitain dit vouloir apaiser toutes les craintes, mais pas question de plier bagage.

Si le projet est rejeté à Beaumont, il ne sera pas réalisé sur un autre site. « C'est le fruit d'une étude exhaustive. Alors, il n'y a pas de pliage de bagage pour aller à Cacouna. Il va y avoir un pliage de bagage tout court. Il n'y aura pas de projet », déclare la vice-présidente, clientèle et approvisionnement gazier, chez Gaz métropolitain.

Un projet qui ne fait pas l'unanimité

Gaston Cadrin
Les promoteurs s'engagent maintenant dans l'étape consultation. Il y aura des audiences publiques, mais déjà il y a de la contestation tant de la part de résidents que d'écologistes. « C'est complètement insensé de mettre ça dans ce corridor fluvial étroit où il y a du monde, où il y a un arrondissement historique en face, où il y a un contexte récréotouristique sur tout le pourtour », déclare Gaston Cadrin, président du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (Giram).

Le 5 avril dernier, des citoyens du secteur ont obtenu, par résolution, que la municipalité exige de Gaz métropolitain une étude d'impact sur ce projet et que par la suite, un référendum soit tenu.

Extrait audioLe reportage de Marie-Ève Pépin

Extrait vidéoLe reportage de Ghislain Beaulieu


Hyperliens
Rabaska, un projet de la Société en commandite Gaz Métro, Enbridge inc. et Gaz de France

Coalition Rabat-Joie

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