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Avocats sans frontières poursuit sa mission
Mise à jour le lundi 26 janvier 2004, 14 h 50 .


Procès d'Amina Lawal, au Nigeria (archives)
Avocats sans frontières, dont le siège social pour le Québec est dans la capitale, ne manque pas de projets. L'organisation a fait le point sur ses missions à l'occasion de l'annonce d'une aide financière de la province, aujourd'hui.

Malgré le peu de moyens financiers dont l'organisation dispose, Avocats sans frontières participe à sa façon à la reconstruction de l'Afghanistan, à rebâtir un système de justice sur ce territoire.

La présidente de l'association, Dominique-Anne Roy, est de retour d'une mission dans ce pays. « On sait que l'Afghanistan a connu 23 années de guerre civile et que tout est détruit. Donc, il s'agit de leur donner des conditions acceptables pour pratiquer la profession », souligne l'avocate.

Des actions au Nigeria, au Sierra Leone et en Colombie

Outre l'Afghanistan, il y a aussi des actions au Nigeria, au Sierra Leone et en Colombie.

« Nous travaillons avec des confrères, consoeurs qui pratiquent la profession d'avocats en Colombie, mais dans des conditions extrêmement périlleuses. Donc, des avocats qui sont menacés, torturés ou assassinés parce qu'ils défendent des dossiers des droits de la personne », précise Dominique-Anne Roy.

Des moyens financiers très limités

Avocats sans frontières au Québec est une jeune organisation qui n'a même pas les moyens de se payer un secrétariat. Elle mise sur des contributions volontaires et sur le bénévolat.

L'aide de 5 000 $ octroyée par le ministre québécois de la Justice, Marc Bellemare, représente presque le quart du budget. Selon la présidente d'Avocats sans frontières, « Comme tout organisme à but non lucratif, on réussit à faire des miracles avec un budget qui tient comme un poème ».

Assurer la défense des droits fondamentaux de la personne

Amina Lawal (archives)
Comme bien des organismes à but non lucratif, Avocats sans frontières - Québec aimerait consacrer un peu moins de temps à la recherche de financement, pour en consacrer un peu plus à l'action.

Cet organisation assure la défense de personnes dont les droits fondamentaux sont menacés et qui ne peuvent bénéficier d'un avocat libre et indépendant dans leur pays. La section régionale de l'organisme s'est fait connaître récemment avec l'affaire d'Amina Lawal, une jeune femme condamnée à mort par lapidation pour adultère, en mars 2002 au Nigeria.

Extrait audioLe reportage d'André Fortin




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